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07.06.2006 - Comunicato stampa
Réduire la violence armée pour améliorer les perspectives de développement humain

"Vivre à l’abri de la violence armée est une condition préalable au développement humain», affirme la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, adoptée aujourd’hui."

(Genève, le 7juin 2006) Conscients que la violence armée peut faire obstacle au développement humain et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, 42 pays, réunis dans le cadre d’un sommet ministériel à Genève, ont pris de nouveaux engagements pour réduire la violence armée et faire avancer le développement. Ces engagements, énoncés dans la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement qui a été adoptée aujourd’hui, visent à «promouvoir une sécurité durable et une culture de paix, en agissant pour réduire la violence armée et son impact néfaste sur le développement socio-économique et humain.»

Les ministres et représentants de 42 pays ont adopté formellement cette Déclaration à l’issue du sommet organisé conjointement par le gouvernement suisse et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Selon la Déclaration, une approche du développement fondée sur la réduction de la violence armée est nécessaire car la violence armée «détruit vies et moyens de subsistance, alimente l’insécurité, la crainte et la terreur, et a un impact profondément néfaste sur le développement humain. Qu’il s’agisse de situations de conflit ou de criminalité, elle impose des coûts exorbitants aux États, aux communautés et aux individus.»

Les deux co-organisateurs de ce sommet, la Suisse et le PNUD, considèrent ce texte comme une étape significative dans le processus qui doit permettre d’instaurer, à terme, des conditions de sécurité et de développement durable dans les pays les plus pauvres.

Lors de l’ouverture du sommet, MichelineCalmy-Rey, Cheffe du Département fédéral des affaires étrangères et Vice-Présidente du Conseil fédéral suisse, a affirmé «forte de son engagement dans la lutte contre le trafic illicite d’armes légères et nourrie de son expérience de longue date en matière de coopération au développement, la Suisse est parvenue à la conclusion qu’il était impératif de lier d’avantage les questions de violence armée et de développement. Si nous voulons nous donner une chance d’atteindre les Objectifs du Millénaire, nous devons nous intéresser au contrôle du trafic illicite d’armes légères». Et d’ajouter: «La déclaration de Genève sur la violence armée et le développement – que nous allons adopter cet après midi – énonce clairement notre objectif: réduire la violence armée d’ici à 2015.»

«Le PNUD est fier d’avoir co-présidé ce sommet ministériel, et souscrit pleinement à la Déclaration de Genève. Nous sommes prêts à aider les pays à concrétiser les engagements qu’ils ont pris, en mettant à leur disposition des programmes innovants, des compétences techniques et des moyens conçus pour pérenniser la sécurité et le développement humain», a indiqué KathleenCravero, Administratrice adjointe et Directeur du Bureau de la prévention des crises et du Relèvement (PNUD).

Prolongement concret du Sommet mondial de 2005, la Déclaration de Genève est à ce jour l’engagement le plus complet portant sur les liens entre la violence armée et le développement humain. Parce qu’elle affirme notamment que «vivre à l’abri de la violence armée est un besoin humainfondamental» et «une condition préalable au développement humain, à la dignité et au bien-être», elle aura des répercussions importantes, tant sur la politique de développement que sur les plans d’action.

La Déclaration de Genève énonce un certain nombre d’engagements, par lesquels les pays conviennent:

  • de renforcer leurs efforts pour intégrer les programmes de réduction de la violence armée et de prévention des conflits dans les cadres de développement nationaux, régionaux et multilatéraux, dans les institutions et stratégies ainsi que dans toute initiative ayant trait à l’aide humanitaire, à l’aide d’urgence et à la gestion des crises;
  • de promouvoir la prévention des conflits, les efforts de résolution et de réconciliation, et de soutenir la consolidation de la paix et le travail de reconstruction après les conflits;d’endiguer la prolifération, le trafic illégal et l’utilisation illicite des armes légères et de petit calibre, ainsi que des munitions, et de parvenir à une réduction effective des armes, à des programmes de désarmement, démobilisation et de réinsertion après les conflits, à un contrôle des armes légères, comprenant les transferts d’armes et le courtage illicite;
  • de soutenir le respect total des droits humains, promouvoir le règlement pacifique des différends fondé sur la justice et l’état de droit, et d’œuvrer pour combattre l’impunité;
  • d’encourager le développement d’institutions de sécurité publique efficaces et responsables;
  • de promouvoir une approche globale des questions liées à la réduction de la violence armée qui reconnaisse les situations, besoins et ressources différents des femmes et des hommes, des filles et des garçons, comme indiqué dans les dispositions des résolutions 1325 et 1612 du Conseil de Sécurité des Nations Unies; et
  • de s’assurer que les initiatives de prévention et de réduction de la violence armée ciblent les facteurs spécifiques et les groupes à risque, et soient liées à des programmes qui fournissent aux individus et aux communautés des moyens de subsister autrement que par la violence.

La Déclaration a été présentée au sommet d’aujourd’hui par M.l’Ambassadeur Walter Fust, Directeur général de la Direction du développement et de la coopération de la Suisse. Elle a déjà été approuvée par des pays de toutes les régions du monde, et de nouveaux pays devraient la signer dans les semaines et les mois à venir. Même si son application n’est pas obligatoire, elle exprime une détermination politique à améliorer durablement les conditions d’existence de millions de personnes touchées par la violence armée, dont bon nombre vivent dans des pays affichant un faible indicateur de développement humain.

La Déclaration de Genève contribuera significativement au dialogue mondial portant sur les moyens de prévenir et de réduire la violence armée, ainsi qu’à une prise en compte accrue des questions de sécurité et de développement. Elle constituera un document de référence pour la Conférence des Nations Unies qui sera chargée d’examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects (New York, 26juin-7juillet).

 

Pour de plus amples informations, prière de contacter

Ulteriori informazioni e documenti

  • Discours de M. Fust: Sommet ministériel sur la violence armée et le développement
    Prelievo (PDF, 51 KB) [de]  
  • La Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement - Juin 2006
    Prelievo (PDF, 35 KB) [en]   [fr]