Des couronnes déposées devant la salle de gymnastique détruite de l’école n°1 en souvenir des victimes. Les otages y ont été détenus pendant trois jours.
La confiance en l’avenir plutôt que des cauchemars: comment les enfants de Beslan ont surmonté leur traumatisme
Le 1erseptembre2004, le premier jour
de la nouvelle année scolaire, des combattants armés ont pris d’assaut l’école n°1 à Beslan, prenant plus de 1000personnes en otage. La plupart d’entre elles étaient des élèves mais aussi des
enseignants et des parents avec des enfants en bas âge qui avaient accompagné les élèves pour leur premier jour d’école.
Trois jours plus tard, l’école a été évacuée de force, faisant
334victimes et plus de 750blessés, selon les chiffres officiels. Les otages survivants, avant tout des enfants, ont été profondément traumatisés. Ils ont vu des gens se faire tuer par balles, leurs
amis succomber aux échanges de coups de feu lors de l’évacuation forcée de l’école, des personnes se faire déchiqueter par des bombes.
Un programme pour tous
Le programme de la DDC en faveur des victimes de Beslan a débuté quelques semaines après la tragédie. Son objectif: aider les enfants et les jeunes de Beslan à surmonter leur traumatisme et à
redémarrer une nouvelle vie dans la paix. Le programme était ouvert à tous, indépendamment du fait qu’ils étaient présents ou non dans l’école n°1. Car tous vivaient avec la crainte qu’ils auraient
tout aussi bien pu être touchés.
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Au contact des chevaux, les enfants de Beslan apprennent…
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… à retrouver confiance en soi.
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Ils sont aussi chargés de soigner les chevaux, assumant de ce fait des responsabilités.
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Dans le centre «Doveria», géré par des pédagogues et des psychologues locaux, les enfants peuvent dessiner …
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… ou participer à des exercices de relaxation. Les enfants décident eux-mêmes ce qui leur convient le mieux.
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Le sport comme moyen de retrouver une vie normale. Qu’il s’agisse de lutte, très populaire dans le Caucase,…
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… ou de judo, où les jeunes s’entraînent notamment avec des maîtres nationaux.
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Aujourd’hui, selon les estimations d’une psychologue locale, 90% des enfants de Beslan sont parvenus à surmonter leur traumatisme.