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Microassurance - Une protection face aux aléas de la vie

Dans les pays en développement et en transition, rares sont les personnes qui disposent d’une protection formelle contre les risques tels que la maladie, le décès, la perte de récoltes et de biens ou l’incapacité de gain. Les offres d’assurance peuvent minimiser les répercussions sociales et économiques des coups du sort.
Ce qu'il faut savoir

Sur les 4 milliards d’êtres humains vivant dans les pays en développement avec moins de 2 dollars par jour, à peine dix millions disposent d’une protection de base contre les aléas et les situations de détresse.
Une centaine demillions d’être humains sombrent chaque année dans la pauvreté, faute de pouvoir subvenir aux frais de maladie qu’ils doivent supporter.
La maladie et le coût des prestations de santé sont pour les pauvres les principaux obstacles qui les empêchent d’échapper au cercle vicieux de la pauvreté.
Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes protégées par des microassurances a doublé chaque année.

Dans les pays en développement, seulement 5 à 10 pour cent de la population disposent d’une protection formelle contre une foule de risques auxquels les personnes défavorisées sont particulièrement exposées.Pour empêcher qu’une maladie, un accident,des incapacités de gain, des catastrophes naturelles ou la perte de propriété ne se traduisent immédiatement par l’endettement et la pauvreté (accrue), des prestations permettant aux pauvres de mieux faire face aux risques et de combler des pertes d’ampleur s’imposent.

Les pays partenaires de la DDC étant souvent dépourvus de systèmes de couverture sociale, les systèmes passant par une assurance à une échelle minime – ce que l’on appelle des microassurances – sont de plus en plus sollicités comme solutions de substitution ou d’appoint. Les microassurances visent à offrir une certaine protection aux personnes connaissant des conditions de vie précaires. Reposant sur les principes classiques de l’assurance en l’adaptant aux besoins des pauvres, elles opèrent par le biais de systèmes de protection solidaire contre les risques. Les formules typiques sont la plupart du temps circonscrites à un cadre local ou conçues pour un groupe social spécifique. Elles sont financées par des cotisations relativement faibles, versées par les assurés.

Même si les microassurances ne peuvent proposer que des prestations limitées, elles permettent néanmoins, au même titre que la possibilité d’épargner régulièrement, de surmonter des crises sans pertes de revenus et endettement durables. Les économies et les microassurancespeuvent améliorerla santé et la performance économique des personnes concernées et de leurs proches et leur éviter d’entrer dans la spirale de la pauvreté.

Défis actuels
Le développement et la diffusion des microassurances n’en sont encore qu’à leurs débuts. Malgré des expériences encourageantes avec des approches relativement simples comme les assurances-crédits, les mettre à la disposition de larges groupes de population tout en garantissant un financement équilibré constitue un défi majeur. Outre des questions relatives à la structuration appropriée de la palette de services, à la gestion des risques ou à la rationalité économique des offres, la priorité consiste à concevoir des réseaux de distribution performants et à mettre en place et étendre des opérateurs institutionnels. La protection contre les aléas de l’agriculture (pertes de récoltes, maladies du bétail) et contre les catastrophes naturelles sont des enjeux majeurs. À moyen terme, l’intégration des systèmes de microassurance dans un système de protection sociale plus vaste apparaît également importante.Parmi les autres tâches figurent la création de conditions favorables ainsi que la collaboration avec des acteurs internationaux du secteur de l’assurance, ayant notamment pour objectif la réassurance.


En point de mire de la DDC

La DDC encourage la conception de services d’assurance novateurs, spécifiquement destinés aux plus pauvres. Elle veille à ce que les offres respectent les principes de solidarité, qu’elles soient complémentaires aux systèmes de protection publics et adaptées à la capacité financière et aux normes traditionnelles de la société concernée. Pour cela, la DDC travaille en étroite collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, parmi lesquels figurent aussi des entreprises du secteur privé. Ses principaux axes d’action sont les suivants:

  • Appui aux coopératives et groupes d’autonomisation dansla mise en place et le développement de systèmes d’assurance.
  • Soutien de services d’assurance commerciaux et non commerciaux dans le développement de nouveaux produits, de stratégies de distribution, de coopérations et d’alliances dans le but d’offrir durablement des services financièrement supportables aux catégories de clients pauvres.
  • Soutien d’offres de formation pour les différents acteurs: gouvernement, secteur des assurances, société civile et groupes de clients(potentiels).


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