La DDC et le SECO veut tirer un bilan intermédiaire. Des représentants des gouvernements et de l’administration des nouveaux pays membres et de la Suisse apporteront leurs points de vue sur les activités liées à l’élargissement.
Nouveaux pays membres de l’UE
Site web consacré à la contribution suisse à l’élargissement : www.contribution-elargissement.admin.ch
La Suisse a soutenu activement une décennie durant le
processus de transition politique et économique engagé depuis 1990 en Europe centrale et en Europe de l’Est. L’adhésion de dix nouveaux pays de cette région à l’Union européenne le 1er mai 2004,
resp. 1er janvier 2007, communément appelée l’élargissement de l’UE vers l’Est, a marqué la conclusion réussie de ce processus de transition. Malte et Chypre ont eux aussi adhéré à l’UE au 1er mai
2004. La Suisse profite directement de la plus grande sécurité et stabilité que l’élargissement de l’UE induit dans les pays avoisinants, et bénéficie d’un accès à l’une des zones les plus dynamiques
au monde en termes de croissance économique.
Cela étant, l’élargissement s’est traduit par un accroissement des disparités entre riches et pauvres au sein de l’UE: le revenu par habitant dans les nouveaux pays membres est inférieur de moitié à
la moyenne de l’UE avant l’élargissement. Les écarts entre les régions se sont par ailleurs creusés: dans les nouveaux pays membres, plus de deux tiers des habitants vivent dans des régions où le
revenu par habitant est inférieur à 50% de la moyenne de l’UE.
L’Union européenne s’engage fortement à corriger ces déséquilibres au travers de ses fonds de cohésion et de développement régional. La Suisse participe à la résorption de ce retard par la mise en
œuvre de son propre programme. Le crédit cadre nécessaire a été approuvé par le Parlement en juin 2007 sur la base de la loi. D'autres informations sur la mise en oeuvre de ce programme figurent à
l'adresse www.contribution-elargissement.admin.ch.
Dans chaque pays, une instance de coordination nationale est chargée de recevoir les propositions de projets.
| Clé de répartition |
![]()
| pays | mio. de francs | pays | mio. de francs |
|
Pologne |
489.020 |
Lettonie |
59.880 |
|
Hongrie |
130.738 |
Estonie |
39.920 |
|
Rép. tchèque |
109.780 |
Slovénie |
21.956 |
|
Lituanie |
70.858 |
Chypre |
5.988 |
|
Slovaquie |
66.866 |
Malte |
2.994 |
|
Roumanie |
181.000 |
Bulgarie |
76.000 |
*La Suisse soutient la Roumanie et la Bulgarie moyennant un crédit-cadre séparé, qui a été approuvé par le Parlement le 7 décembre 2009.
Domaines d’activités
Le programme suisse se fonde sur une approche ciblée tant sur le plan thématique que géographique, et vient compléter les programmes de soutien réalisés par l’UE. La DDC et le SECO mettent en œuvre conjointement la contribution à l’élargissement. En accord avec les pays partenaires, la Suisse soutiendra des projets portant sur les domaines thématiques suivants:
- Sécurité, stabilité et appui aux réformes: L’appui aux institutions régionales et aux autorités communales fait partie des compétences-clés de la coopération internationale de la Suisse. Il s’agit, de concert avec les partenaires, d’identifier les points faibles et de trouver des solutions pour y remédier. Le savoir spécialisé de la Suisse dans les domaines de la sécurité environnementale (p. ex. prévention des catastrophes) et de la sécurité publique suscite aussi un grand intérêt. Cette priorité thématique relève de la compétence de la DDC..
- Environnement et infrastructures: Le traitement des eaux usées, la réduction des émissions toxiques, l’amélioration de l’efficience énergétique mais aussi la promotion des transports publics et la préservation de la biodiversité sont autant de défis urgents dans les pays partenaires. Dans ce domaine, la Suisse peut s’appuyer sur ses propres approches et sur les expériences recueillies dans le cadre de la coopération avec l’Est dans les années 1990. Cette priorité thématique relève de la compétence du SECO et de la DDC.
- Promotion de l’économie privée: La Suisse peut contribuer à l’intégration des entreprises dans les chaînes de création de valeur internationales en soutenant le secteur des PME, p.ex. à travers le développement d’instruments de financement appropriés. Le SECO est responsable de la mise en œuvre de cette priorité thématique.
- Développement humain et social: Dans le sillage des programmes déployés pendant la phase de transition, la Suisse finance des projets visant à améliorer le système de santé. La science et la formation constituent un deuxième axe prioritaire, dont le but est d’encourager les échanges scientifiques entre les pays partenaires et la Suisse au moyen d’investissements dans la recherche appliquée et de bourses. La Suisse encourage en outre un certain nombre d’activités mises sur pied par la société civile et des partenariats intercommunaux. La DDC est responsable de ce domaine thématique.
Mise en œuvre:
Les pays partenaires sont responsables de la sélection des projets, tandis que les décisions relatives au financement incombent à la Suisse. Dans chaque pays, une instance de coordination
nationale sera chargée de réceptionner les propositions de projets. La Roumanie et la Bulgarie se voient appliquer des procédures différentes dans certains domaines thématiques.
Vous trouverez de plus amples informations sur la contribution suisse à l’élargissement sous :
www.erweiterungsbeitrag.admin.ch/fr/Home
Informations générales sur les 12 nouveaux pays membres
Malgré la forte croissance économique enregistrée par les nouveaux pays membres (deux fois plus élevée que dans l’UE-15), il subsiste un fort besoin de rattrapage de ces derniers en matière
économique et sociale par rapport au reste de l’UE. Ainsi, 60% des régions de l’UE qui affichent un retard de développement économique et social se trouvent dans les nouveaux pays membres. A titre de
comparaison, la Lettonie, en queue de peloton, atteint 41% du revenu moyen par habitant dans l’UE, contre 215% pour le Luxembourg. Ces disparités sont également perceptibles au niveau de l’emploi:
les nouveaux pays membres affichent un taux de chômage en moyenne 60% plus élevé que dans l’UE-15, et ils comptent le double de chômeurs de longue durée, tandis que le taux d’occupation y est
inférieur de 14%. Il existe aussi des écarts importants en ce qui concerne le développement social: l’espérance de vie des hommes dans les nouveaux pays membres s’élève à 69ans, soit 8ans de moins
que dans l’UE-15. Enfin, les investissements dans les systèmes de la formation et de la santé sont sensiblement inférieurs.
A noter aussi le développement inégal au sein des nouveaux pays membres: l’écart entre les régions rurales et urbaines, en particulier les agglomérations des capitales, s’est creusé depuis le
changement de régime.
| Chiffres et faits | ||||||||||||||||||
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Source: Eurostat, EIU country profiles 2007
* SPA = standard de pouvoir d’achat. L’indice de volume du produit intérieur brut (PIB) en SPA par habitant est exprimé en termes relatifs par rapport à la moyenne des 25 pays de l’UE (sans la Bulgarie et la Roumanie), fixée à 100%.
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Informations complémentaires et documentation 'Vous trouverez ici des publications plus détaillées, des liens, des documents et des articles d'actualité; sur la coopération suisse au développement ainsi que sur l'aide humanitaire dans cette région |
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